Pertes sur créances : comptes de Provision






Pertes sur créances : comptes de Provision

M Les ventes à crédit enregistrées dans le compte Créances clients, compte collectif, peuvent entraîner des pertes, lorsqu’un client est devenu totalement ou partiellement insolvable.
M Ces pertes représentent des charges pour l’exercice et sont comptabilisées dans un compte Pertes sur créances.
M Du point de vue comptable, il est possible de faire supporter par «anticipation» la perte sur un ou plusieurs exercices en constituant une «Provision» avant la réalisation de la perte effective. On doit alors créer une provision en ouvrant un compte Provision pour pertes sur créances. (Ducroire)
M Le principe de la «Provision» est utilisable par analogie pour la constitution d’autres provisions.
           Exemple : - Provision pour pertes de changes
                                                   - Provision pour risques et litiges
                                                   - Provision pour grosses réparations à l’immeuble, etc…

M Conformément au plan comptable général PME, le compte provision pour pertes sur créances a un numéro de compte d’actif (1109), bien que son solde soit au crédit.
M Dans la perspective, en particulier, du bilan analytique, il est préférable de porter le compte 1109 Provision à l’actif du bilan, en avant-colonne.
                  Exemple :  Créances clients, compte collectif
       ./. 1109 Provision p/pertes s/créances

Frais de poursuites

Les frais sont avancés par l’entreprise qui entreprend les poursuites et sont ajoutés au montant dû par le client. Si le client redevient solvable, ils seront remboursés par le client et dans le cas contraire, ils s’ajouteront à la perte subie.
        Exemple :  (frais avancés par l’entreprise)
-   Créances clients à Caisse

Taux à appliquer sur les provisions

- Une provision égale à 5% des clients suisses.
- Une provision égale à 10% des clients étrangers (factures libellées en CHF)
- Une provision égale à 15% des clients étrangers (factures libellées en monnaies étrangères)

Ces taux sont édictés par l’autorité fiscale, car les entreprises pourraient minimiser leurs bénéfices en constituant de trop grosses provisions et de ce fait payer moins d’impôts.

Les provisions doivent être adaptées à la fin de chaque exercice comptable, en fonction du risque existant, de l’importance et de la qualité des clients.

Créances douteuses

- L’entreprise peut séparer les créances douteuses de celles qui sont saines en les transférant dans un compte d’actif 1108 Créances douteuses.
- Cela se justifie dans la mesure où les créances douteuses sont l’objet d’une surveillance très stricte.
- le compte 1109 Provision devrait, en général, être au moins égal au montant total des créances dites douteuses contenues dans le compte 1108 Créances douteuses.

Compléments

Le principe étudié pour la constitution du compte 1109 Provision pour pertes sur créances est naturellement utilisable par analogie avec d’autres cas :
- Provision pour pertes de change
- Provision pour litige
- Provision pour grosses réparations, etc…

Rappel :

A)    Sans compte 1109 Provision pour pertes s/créances
                 
1. Enregistrement d’une perte sur un client, y compris frais de poursuites  Pertes s/créances à Créances clients

2. Récupération d’une créance amortie ou vente d’un acte de défaut de biens     Banque à Pertes s/créances (ou Prod. Exc.)

B) Avec compte 1109 Provision pour pertes s/créances

1. Création d’une provision ou augmentation de la provision
                  Pertes s/créances à Provision p/pertes s/créances

2. Enregistrement d’une perte sur créances, y compris frais de poursuites  Pertes s/créances à Créances clients

3. Utilisation de la provision pour amortir la perte
                  Provision p/pertes s/créances à Pertes s/créances


4. Ajustement de la provision lors de la clôture des comptes :

- En cas d’augmentation de la provision
                  Pertes s/créances à Provision p/pertes s/créances

- En cas de diminution de la provision
                  Provision p/pertes s/créances à Pertes s/créances

5. Virement d’une créance au compte Créances douteuses
                  Créances douteuses à Créances clients

Les créances et dettes en monnaie étrangère







les créances et dettes en monnaie étrangère

1° les principes généraux d’évaluation

a)     l’ entrée en patrimoine

Les créances et les dettes doivent être converties et comptabilisées en euro sur la base du cour du change au jour du contrat

exemple :
le 5 décembre, une entreprise a vendu des marchandises à un client américain pour une valeur de 50 000 dollars ; les marchandises étant payable le 28 février
cour du dollar le 5 décembre : 0.92 euros

50 000 x 0.92 = 46 000



05-déc



4112

créance en monnaie étrangère
46 000



707

       ventes de marchandises

46 000



facture n° au 28/02 dollar 0,92




rq : attention pas de TVA à l’export

b)     la régularisation à l’arreté des comptes

Il faut faire une conversion mais cette fois, sur la base du dernier cour connu
Le problème, c’est qu’ on va alors dégager soit un gain, soit une perte que l’on va enregistrer dans des comptes transitoires

ü  s’ il s’agit d’un gain latent, il sera enregistrer au crédit du compte 477 différence de conversion passif
ü  s’il s’agit d’une perte latente, elle sera enregistrer au débit du compte 476 différence de conversion active

Mais en plus, il va falloir constituer une provision pour risque 151 5

Pour l’administration fiscale, les gains de change latents sont des produits imposables et les pertes de change latentes sont des charges déductibles donc il n’ y a pas de coïncidence entre la position comptable et la position fiscale.
Donc en fin d’exercice, on est obligé de faire une réintégration du montant des gains latents et une déduction des pertes latentes.
Mais attention, étant donné qu’ une provision pour perte de change n’est pas déductible, il faudra la réintégrer.

exemple :
même exemple que précédamment
mais au 31 décembre le dollars quote à 0.96
la créance est donc maintenant de 48 000 euros (50 000 x 0.96)
ce qui crée un gain latent de 2000 euros (50 000 – 48 000)



31-déc



4112

créance en monnaie étrangère
2000



477

    différence de conversion passif

2000


c)     les régul au moment de l’encaissement

Les pertes ou les gains sont maintenant certains donc il faut les comptabiliser non plus dans des comptes transitoires mais en tant qu’ élément du résultat financier :
766 . gain de change
666 . perte de change

Dans le cas d’une perte de change, il faut faire une reprise sur la provision constituée ultérieurement

Sur le plan fiscal, les pertes ou les gains latents supportés au cours de l’exercice précédant ont déjà été réintégrés dans le résultat fiscal donc il ne faut pas à nouveau les prendre en compte… sauf pour la fraction qui n’ a pas été encore prise en compte par rapport à l’année précédante.

exemple :
même exemple que précedamment
le client américain régle par virement le 28 février et ce jour là , il y a parité entre le dollar et l’euro
cela veut dire que l’on va recevoir 50 000 euros

IL faut donc effectuer l’enregistrement étant préciser qu’ il y a une écriture complémantaire à passer au 1er janvier : la contrepassation de la dernière écriture de différence de conversion.



01-janv 03



477

différence de conversion passif
2 000



4112

   créance en monnaie étrangère

2 000



contrepassation





28-févr



512

banque
50 000



2815

   client, créance en monnaie ét.

46 000


766

    gain de change

4 000


En 2003, il n’ y aura pas 4000 euros de gain de change à réintégrer mais seulement 2000 euros puisqu’ en 2002, 2000 euros avait déjà était réintégrés.

2° le cas d’ajustement de la provision pour perte de change

Le titre 2 paragraphe 13 du PCG a prévu 5 cas pour lesquels, la constitution de la  provision pour perte de change pour un montant égal à celui des pertes latentes ne permet pas d’ obtenir une image fidéle du patrimoine…

v  la couverture de change

Lorsque l’opération traitée en devise est assortie par l’ entreprise d’ une opération paralléle destinée à la couvrir des fluctuations d echange, la provision ne sera constituée qu’ à concurrence du risque non couvert.

exemple :

en janvier N, une entreprise a acheté des marchandises payables 6 mois après 120 000 en monnaie étrangère, et pour se couvrir, elle va souscrire un emprunt émi par une banque de ce pays étranger  et ce pour 100 000 en monnaie étrangère (remboursable en septembre)

La provision ne pourra être constituée que sur la différence de 20 000 puisque c’est la partie non couverte par le contrat.

v  l’ emprunt affecté à l’acquisition d’immo

Lorsque l’emprunt est en devise, que l’ on constate une perte de latente et que l’achat se fait dans le même pays et dans la même monnaie que l’emprunt qui la finance… en principe, il n’ y aura pas de provision sur la perte latente
(puisque l’augmentation de la dette compense la valeur de l’immo)

Ces deux premiers cas sont obligatoires par le PCG ;
les 3 derniers sont facultatifs pour l’entreprise, elle fait le choix d’ enregistrer ou non une provision…

v  position globale de change
v  emprunt en devise qui est obtenu à des conditions plus avantageuses qu’ un emprunt en euro
v  opérations qui peuvent affecter plusieurs exercices.



IS :Retenue à la source sur les rémunérations allouées aux entreprises étrangères



IS: Retenue à la source sur les rémunérations allouées aux entreprises étrangères

 Les personnes physiques ou morales payant ou intervenant dans le paiement, à des sociétés étrangères non résidentes, de rémunérations énumérées à l'article 12, ont l’obligation d’opérer, pour le compte du Trésor, la retenue à la source de l'impôt au taux de 10 %.

Les entreprises éprouvent dans certains cas des difficultés d'identification des prestations passibles de cette retenue à la source ainsi que les modalités de son application.

Dans cette étude nous allons définir dans une première partie les prestations passibles de la retenue à la source puis nous allons consacrer une deuxième partie aux obligations des personnes chargées d'opérer la retenue.


1. Prestations passibles de la retenue à la source
1.1   Redevances pour l'usage ou le droit à usage de droits d'auteur littéraires, artistiques ou
       scientifiques y compris les films cinématographiques et de télévision :

La redevance peut être définie comme étant la somme d'argent que perçoit périodiquement en vertu de dispositions contractuelles, le propriétaire d'un droit portant sur un bien incorporel (marque, brevet, etc...) en contrepartie de la concession d'utilisation qu'il consent à son cocontractant.

Le propriétaire peut être soit l'auteur de l'invention, soit un héritier, soit une personne physique ou morale l'ayant acquise à titre définitif.

En fonction de la nature des contrats, le concessionnaire peut disposer :

– soit du droit d'usage, limité à sa seule entreprise c’est le cas de  brevet de fabrication d'un produit sophistiqué ou d’une marque de fabrique d'un médicament etc...
– soit du droit à usage (avec ou sans exclusivité) pour une zone géographique déterminée. Dans ce cas, le concessionnaire peut se substituer au propriétaire du droit pour l'exploiter commercialement à son profit dans ladite zone.

En ce qui concerne les Œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques y compris les films cinématographiques ou de télévision, il s'agit des écrits divers : livres, romans, œuvres diverses, articles dans les journaux et les revues spécialisées, en particulier les revues scientifiques et techniques; des œuvres musicales et des chansons soit imprimées, soit enregistrées sur disques ou supports magnétiques ; des films cinématographique quel que soit leur support.


1.2  Redevances pour la concession de licence d'exploitation de brevets, dessins et modèles, plans,
       formules et procédés secrets, de marques de fabrique ou de commerce :

Licences d'exploitation de brevets, dessins et modèles, plans, formules, procédés secrets, marques de fabrication ou de commerce, etc...

Il s'agit là notamment de :

a) tout ce qui est l'aboutissement des travaux de recherche scientifique appliquée c'est-à-dire les inventions ayant une portée pratique sur le plan professionnel avec les améliorations et les développements qui s'en suivent dans le cadre du progrès technique et qui peuvent être protégés par le dépôt d'un brevet, les logiciels et pro-logiciels font partie de cette catégorie ;



b) des marques de fabrique et de commerce relevant du droit de propriété industrielle. Ainsi un produit identique dans sa composition, peut être commercialisé par deux entreprises concurrentes, chacune sous un label commercial qu'elle a inventé et dont elle est dépositaire.

L'exemple typique est celui de nombreux médicaments dont la formule chimique est connue et dont l'invention très ancienne est tombée dans le domaine public, mais qui continuent à être vendus sous des marques diverses, appartenant à des groupes pharmaceutiques.

1.3  Rémunérations pour la fourniture d'informations scientifiques, techniques ou autres et pour
       des travaux d'études effectués au Maroc ou à l'étranger :

a – Fourniture d'informations scientifiques techniques et autres

Sous cette rubrique, on peut classer toutes les prestations aboutissant à un transfert du savoir-faire et de la technologie.

b – Travaux d'études

Il s'agit le plus souvent des études spécialisées, préalables :

– soit à l'édification d'éléments de l'infrastructure, de voies de communication, de constructions et d'œuvres d'art (ponts, chaussées, canaux d'irrigation, voies ferrés, barrages de retenue, centrales électriques, ports maritimes et fluviaux, aéroports, complexes administratifs, etc...) ;

– soit à l'installation d'unités industrielles ;
– soit à des travaux de recherche des produits du sous-sol terrestre ou maritime.

Étant donné que le plus souvent les travaux d'études sont réalisés pour partie au Maroc (travaux de sondages sur le terrain) et pour l'autre partie à l'étranger (traitement des données et leur analyse) la loi permet aux sociétés étrangères de soumettre à la retenue de 10 % la totalité de la rémunération correspondant à ces études.

1.4  Rémunérations pour l'assistance technique ou pour la prestation de personnel, mis à la
       disposition d'entreprises domiciliées ou exerçant leur activité au Maroc :

Des contrats d'assistance technique accompagnent souvent les marchés comportant la livraison d'une unité industrielle en ordre de marche.

Généralement, l'assistance technique ne diffère de la prestation de personnel que sur le plan de la responsabilité de l'entreprise étrangère à l'égard de son contractant au Maroc.

Dans le premier cas, l'entreprise étrangère engage sa responsabilité quant à l'objectif à atteindre dans le contrat d'assistance : Par exemple assurer le perfectionnement du personnel local et le bon démarrage de l'unité industrielle jusqu'à l'obtention d'un produit de qualité équivalente à celle de l'échantillon décrit dans le contrat.

Dans le second cas, il y a une location de personnel au temps et la société étrangère ne garantit au plus que la qualification du personnel mis à la disposition de l'entreprise marocaine. La prestation de personnel est courante en matière de trafic et de pêche maritime.



1.5 Rémunérations pour l’exploitation, l'organisation ou l’exercice d’activités
      artistiques ou sportives et autres rémunérations analogues :

La retenue de 10 % s'applique sur les sommes versées aux personnes physiques ou morales étrangères en rémunération soit des tournées dans lesquelles se produisent des artistes de spectacles (chant, danse, musique, théâtre, cirque, etc...), soit de matches ou d'exhibitions à caractère sportif.

La loi de finances pour l’année 2002 a étendu l’application de cette retenue à la source aux rémunérations relatives à l’exploitation, ou à l’exercice d’activités artistiques ou sportives et autres rémunérations analogues.

La retenue à la source s’applique aux rémunérations perçues par les professionnels des spectacles notamment les artistes de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision et les musiciens ainsi que par les sportifs pour l’exercice ou l’exploitation d’activités artistiques ou sportives. Il s’agit de représentations personnelles au Maroc à titre indépendant ou par le biais d’un organisateur résident ou étranger.

1.6  Droits de location et des rémunérations analogues versées pour l'usage ou le droit à usage
       d'équipements de toute nature :

La retenue à la source concerne tous les matériels et équipements quelle qu'en soit la nature appartenant à des sociétés étrangères et importés en admission temporaire dans le cadre d'un contrat de location. Généralement c'est une location pour une période déterminée, à l'expiration de laquelle la société étrangère est tenue de réexporter ses biens.

A noter toutefois que la location de matériel étranger, assortie de prestations de personnel, est constitutive d'un établissement stable au Maroc, dont les résultats sont imposables selon le régime de droit commun.

1.7  Intérêts de prêts et autres placements à revenu fixe :
La retenue concerne toutes les catégories de prêts (y compris les avances bancaires) et tous les placements à revenu fixe (obligations, bons de caisse, etc...) à l'exclusion des intérêts :

- des prêts consentis à l’État ou garantis par lui ;
- afférents aux dépôts en devises ou en dirhams convertibles ;
- des prêts octroyés en devises pour une durée égale ou supérieure à 10 ans ;
- et de prêts octroyés en devises par la Banque Européenne d’Investissement (B.E.I.) dans le cadre de projets approuvés par le gouvernement ;

1.8   Rémunérations pour le transport routier de personnes ou de marchandises effectué du Maroc
        vers l'étranger, pour la partie du prix correspondant au trajet parcouru au Maroc :

L'application de la retenue à la source est limitée :

Elle ne concerne que les prises en charge de personnes ou de marchandises au Maroc, dans le cadre d'un transport vers l'étranger.

La retenue à la source ne s'applique que sur la partie du prix correspondant au trajet effectué au Maroc (répartition au prorata de la distance).



1.9 Commissions et honoraires :

Les commissions

La commission rémunère l'intervention d'un intermédiaire commercial et elle est souvent calculée selon un pourcentage du chiffre d'affaires ou du bénéfice.

Les honoraires

C'est la rémunération des opérations relevant d'une activité libérale, y compris les analyses médicales.

1.10  Rémunérations des prestations de toute nature fournies ou utilisées au Maroc :

Ce paragraphe a été ajouté par la de finances pour l’année 2002 afin d’élargir le champ d’application de la retenue à la source à toutes les prestations fournies ou utilisées au Maroc et qui sont prévues par les conventions fiscales de non double imposition mais non visées par cet article.

Ceci  permet d’appréhender toutes les prestations fournies par des personnes étrangères, exploitées ou utilisées au Maroc, que la partie versante (débiteur) soit établie au Maroc ou à l’étranger


2.  Les obligations des personnes chargées d'opérer la retenue
Les personnes tenues d'opérer la retenue sont visées aux paragraphes I, 1er alinéa et II de l'article 37. Ce sont :
– les personnes physiques ou morales résidentes ou ayant une activité au Maroc et qui payent ou interviennent dans le paiement, à des sociétés étrangères, des rémunérations passibles de la retenue;
– les entreprises ou les organismes clients au Maroc de sociétés étrangères payées par des tiers non résidents, dans le cadre d'un financement extérieur.
Ces personnes sont astreintes, conformément aux dispositions des articles 37 et 38, aux obligations suivantes :
– effectuer la retenue à la source;
– verser au Trésor le montant de la retenue;
– produire une déclaration annuelle.

2.1  la retenue à la source
           
La retenue à la source est opérée sur chaque paiement effectué.

La base de calcul est constituée par le montant brut des rémunérations payées, T.V.A. comprise.

Le taux de la retenue est égal à 10 % sauf dérogation prévue par les conventions fiscales conclues entre le Maroc et certains pays étrangers.

Lorsque la société étrangère est payée par un tiers non résident et que l'impôt est dû par l'entreprise ou l'organisme client au Maroc, la base de calcul de la retenue doit être consentie en brut étant entendu que le montant perçu par ladite société représente la rémunération nette d'impôt.



Exemple n° 1 :

Une société étrangère a réalisé des travaux d’études au profit d’une société marocaine d’un montant de       2 000 000 dh TVA comprise.
- Détermination de la base de la retenue à la source hors taxe :
2 000 000 dh /1,20................................................................ = 1 666 666,66 dh

- Calcul de la retenue à la source :
1 666 666,66 dh X 10 %.........................= 166 666,66 arrondi à 166 666,70 dh

- Calcul de la taxe sur la valeur ajoutée :
1 666 666,66 X 20 %..............................................................=   333 333,32 dh

Exemple n° 2 :

Une société étrangère A a réalisé en 2001, au profit d’une entreprise résidente, une étude pour un montant net de 3 000 000 de dh prix réalisée en 2001 ;

Quels sont les montants de l’impôt retenu à la source et de la taxe sur la valeur ajoutée ?

Détermination des droits dus :
X = montant net transférable
Y = montant brut TVA comprise
(base de calcul de la retenue à la source et de la taxe sur la valeur ajoutée)
Montant hors TVA = Y/1,20
X = Y-Yx10 % / 1.20-Yx20%/1.20
X = Y((1,20 - 0,1 - 0,2 )/1.20)

X= Y 0,9/1.20
d’où Y = X 1,20/0.9 = 1,3333 X

- Base de calcul de la retenue à la source et de la taxe sur la valeur ajoutée :
3 000 000 de dh x 1,3333 ..............................................……..... = 3 999 900,00 dh
- Montant de la retenue à la source :
3 999 900,00 X 10%/1,20............................................................=    333 325,00 dh

- Montant de la taxe sur la valeur ajoutée :
3 999 900,00 x 20 %/1,20............................................................=    666 650,00 dh

2.2  Versement des retenues
Les retenues opérées sur les paiements d'un mois donne doivent être versées dans le mois qui suit à la caisse du percepteur du lieu du siège social ou de l'établissement principal de l'entreprise qui a effectué la retenue.
Lorsque la société étrangère est payée par un tiers non résident, le client au Maroc doit verser le montant de la retenue à sa charge dans le mois qui suit celui des paiements prévues dans le contrat de travaux ou de service.
Chaque versement est accompagné d'un bordereau-avis daté et signé par la partie versante. Ce bordereau-avis (modèle n° 8316/IS /F) est fourni par l'administration et doit comporter les indications suivantes:
1) L'identité de la partie versante
– nom et prénom ou raison sociale,
– profession ou nature de l'activité,
– adresse,
– numéro d'article d'imposition à l'impôt des patentes,
– numéro d'identification aux taxes sur la valeur ajoutée.


2) L'identité de l'organisme financier intervenant dans le paiement
– raison sociale
– adresse.

3) L'identité de la société étrangère ayant exécuté les travaux ou les services au titre desquels l'impôt est dû
– raison sociale
– adresse du siège social
– adresse au Maroc.

4) Les éléments chiffrés de l'imposition
– date et montant des paiements
– montant de l'impôt.
 
3. Déclaration annuelle

Cette déclaration (modèle n° 8305/IS) récapitule annuellement les rémunérations versées à des entreprises étrangères non résidentes.

Radiation registre commerce au Maroc









Les étapes de radiation registre commerce au Maroc:

La radiation est une opération qui marque la fin de l’immatriculation de l’entreprise au greffe. Cependant Pour faire une déclaration de radiation d’une entreprise, une demande rédigée par l’intéressé doit être remise au secrétariat greffe du bureau de registre de commerce. Néanmoins, si le commerçant est décédé d’autres pièces seront demandées. Pour plus de détail, consultez les rubriques ci-dessous.

Le demandeur :
Personne physique ou morale

Documents exigés :

Une demande de radiation rédigée par l'intéressé indiquant la date de cessation de l'activité commerciale
La main levée si le fonds de commerce est grevé de charges
Le « modèle 4 » en trois exemplaires signés et légalisés En cas de décès du commerçant, présenter les pièces suivantes:
Une demande de radiation .
Un certificat de décès attestant le décès du commerçant depuis moins d'une année Une déclaration de radiation en trois exemplaires.

Frais :
50 dhs

Lieu de dépôt :
Le secrétariat greffe - Bureau du Registre du commerce.

Modifications et radiations des personnes morales au Maroc




Modifications et radiations des personnes morales :

La modification ou la radiation d’une personne morale doivent être déclarées auprès du greffe du registre de commerce. Exemple de modifications : changement de siège, changement de la dénomination.

Le demandeur:

Personne morale

Documents exigés:

Le titre de propriété, le contrat de bail ou l'attestation de domiciliation auprès d'une personne morale .
Le Procès verbal enregistré de l'Assemblée Générale décidant la création de la succursale ou l'agence et la nomination de l'administrateur .
Le certificat négatif ;
Les pièces d'identité de l'administrateur (ou passeport ou carte de séjour) ;
L'exemplaire du Journal d'annonces légales où la publicité de la création de la succursale ou l'agence a été faite ;
Le numéro du Bulletin Officiel ou éventuellement la demande de publication cachetée auprès du B.O.
Le Modèle C de la société mère ;
La déclaration de conformité.
Frais:
50 dhs pour le dépôt légal+50 dhs pour l'inscription.
Lieu de dépôt:
Le Registre de commerce.